Je l’avoue d’emblée : j’ai un faible pour les jeux de skate. Pas forcément les grosses productions AAA, mais ces petites pépites qui savent capturer l’adrénaline d’une ligne parfaite ou la poésie d’un kickflip bien placé. Récemment, un petit studio indie m’a pris par la main et relancé ce qui me manque souvent dans les titres modernes : le plaisir simple et social du skate en local co-op. Voici pourquoi ce test coup de cœur mérite votre attention, et comment tirer le meilleur parti de l’expérience, que vous jouiez sur canapé ou en tournée LAN improvisée.
Pourquoi ce jeu m’a accroché
La première chose qui frappe, c’est la direction artistique : des pixels modernes, des palettes de couleurs chaudes et des animations qui ont du caractère. Mais ce n’est pas juste joli — tout est pensé pour que le joueur comprenne immédiatement ce qu’il peut faire. Les contrôles sont accessibles, avec une courbe d’apprentissage qui récompense rapidement les gestes et encourage l’exploration des combos.
Ce qui m’a définitivement convaincue, c’est le mode local co-op. Trop rares sont les jeux de skate qui privilégient le plaisir partagé plutôt que la compétition en ligne. Ici, on se retrouve à deux, parfois à quatre, sur le même écran : on enchaîne des défis, on se tape des high-fives virtuels, on se sabote gentiment. Le jeu réussit à rendre la coopération naturelle — il n’y a pas besoin de tutoriel interminable, juste envie de jouer ensemble.
Les bases du gameplay
Le gameplay repose sur trois piliers : la précision des tricks, la gestion du momentum et la créativité des lines. Les tricks se déclenchent via des combinaisons simples mais variables selon la vitesse et l’orientation. La physique n’est pas réaliste au sens strict, mais elle est cohérente : plus vous gagnez de vitesse, plus vos figures deviennent spectaculaires (et plus il est facile de rater aussi).
Le jeu propose plusieurs environnements — spots urbains, skateparks de nuit, toits d’immeuble — qui jouent tous sur l’enchaînement des éléments. J’ai passé des heures à réajuster ma trajectoire pour aligner une série de rails qui rapportent gros en score et en style. Et quand un pote vous couvre pendant que vous tentez un gap improbable, la sensation de réussite est d’autant plus savoureuse.
Modes de jeu qui fonctionnent vraiment
- Local Co-op Free Ride : parfait pour se détendre à plusieurs sans contrainte de points.
- Challenges en équipe : séries d’objectifs à remplir ensemble (ex : totaliser X points, réussir Y tricks différents).
- Compétitions courtes : rounds de 2–3 minutes qui ont l’efficacité d’un match de foot entre amis.
- Éditeur de spot : limité mais bien pensé, il permet de créer de petites maps pour des sessions privées.
Ces modes portent une vision : pas de prise de tête, mais de la rejouabilité. Chaque partie devient une petite histoire entre amis — et c’est rare de nos jours.
Contrôles et accessibilité
Le jeu brille par son accessibilité. Vous pouvez jouer au pad, à la manette arcade ou au clavier, et chaque configuration a été soignée. Les développeurs ont inclus des options d’assistance : auto-balance sur les rails pour les débutants, ralentissement du temps lors des combos pour mieux placer les tricks, et une option « caméra dézoomée » pour éviter les vertiges quand l’action s’estompe.
Pour ceux qui veulent approfondir : les contrôles avancés récompensent la maîtrise. J’ai commencé en mode facile pour expliquer à un ami novice le concept, puis je suis passée en mode pro pour sentir la différence — la sensation est satisfaisante, car le jeu ne triche pas : mieux vous jouez, plus vos combos sont fluides et spectaculaires.
Performances et plateformes
Le petit studio a optimisé le jeu pour qu’il tourne sans accroc sur des configs modestes. J’ai testé sur PC (config moyenne) et sur Nintendo Switch, et l’expérience reste solide. Quelques chargements entre les zones, mais pas de ralentissements majeurs en local co-op, même à quatre joueurs.
| Plateformes | PC, Nintendo Switch, (possiblement Xbox/PlayStation selon les mises à jour) |
| Recommandation matérielle | PC moyen (i5, 8GB RAM, GTX 1050Ti ou équivalent), Switch compatible |
| Taille | Environ 3–6 Go selon les assets (compact) |
Quelques défauts notables
Rien n’est parfait : j’ai remarqué des limites dans l’IA des PNJ (certains rivalisent comme des robots, d’autres sont clairement décoratifs), et l’éditeur de spot manque encore de profondeur pour les créateurs les plus exigeants. Le jeu aurait aussi gagné à intégrer un mode en ligne plus robuste pour prolonger l’expérience quand jouer local n’est pas possible.
Conseils pratiques pour profiter du mode local co-op
- Choisissez une manette par joueur : la meilleure expérience reste au pad. Les manettes pro comme la Xbox ou DualSense fonctionnent très bien ; pour la Switch, privilégiez les Pro Controllers.
- Prévoyez un bon son : la bande-son joue un rôle majeur. En soirée, un bon set d’enceintes ou un casque partageable améliore énormément l’immersion.
- Optez pour des rounds courts : si vous jouez en groupe, limitez les parties à 3–5 minutes pour garder le rythme et éviter la fatigue.
- Mixez niveaux et défis : alternez entre free ride et challenges pour varier les plaisirs.
Pour qui est ce jeu ?
C’est un titre idéal pour :
- Les soirées entre amis qui cherchent du fun immédiat sans prise de tête.
- Les joueurs nostalgiques de l’ère des jeux de skate mais qui veulent quelque chose de plus accessible et convivial.
- Les fans d’indie qui aiment soutenir de petits studios créatifs.
Si vous êtes hardcore puriste de la simulation (pensez Session ou Skate), vous pourriez trouver la physique trop permissive. Mais pour qui cherche le plaisir, la créativité et le partage, ce titre coche toutes les cases.
Pourquoi soutenir ce studio indie
Au-delà du jeu lui-même, ce studio montre une direction importante : privilégier la convivialité et l’innovation sociale dans un genre souvent obnubilé par le scoring en ligne. Leur travail sur le local co-op pourrait inspirer d’autres développeurs à réintroduire le plaisir partagé dans des expériences compétitives. En soutenant ces projets, on encourage la diversité des approches — et on aide à maintenir une scène indie vibrante.
Sur Microgames, j’aime mettre en lumière ces petits efforts qui font de grandes différences. Si vous voulez lire un guide rapide des meilleurs accessoires pour jouer en local co-op (manettes, hubs USB, enceintes), dites-le-moi : je préparerai une fiche compacte et utile pour vous aider à organiser la prochaine session entre potes. Testez ! et rendez-vous sur microgames.fr pour plus de coups de cœur et d’astuces rapides.